outrimage
"La surface ne suffit pas." Lucio Fontana
"La nature ça n'existe pas. C'est un concept, une abstraction, une façon d'établir une distance entre les humains et les non humains." Philippe Descola
Par le biais de la mise en matière et en volume de la surface lisse et plate de l'image photographique, Philippe Domergue poétise le banal tout en dénonçant les excès de la société de consommation. Il récupère et assemble des bouts d'images ou de textes avec des matériaux voués à la destruction pour mettre en crise le mythe d'un système de ressources inépuisable et la notion de nature telle qu'elle est conçu en Occident.
tristes tropismes
En 2022-2023 Philippe Domergue occupe un atelier à Montpellier dans une friche culturelle en travaux: la Halle Tropisme. Les déchets de chantier sont là en permanence, il les détourne et les hybride avec des images de magazines et des éléments naturels glanés sur les plages.
Installation, 2025, bois, métaux et résidus de chantier, images de magasines marouflées sur bois, dimensions variables.
Sans titre, 2023, image photographique marouflée sur bois flotté, 9x29x7cm
A la recherche, 2023, coupure de presse marouflée sur bois flotté, fragments de contre-plaqué, 15x35x5cm
Les plantes communiquent, 2023-2024, fragments de plantes, coupure et image de magazine marouflées sur bois flotté, 50x30x10cm
Sans titre, 2022, gaine, terre, image photographique marouflée sur bois flotté, 27x10x4cm
Sans titre, 2022, fil de fer, écorce, 40x30x12cm
Sans titre, 2023, chaine de chantier, bois flotté, 35x12x4cm
post-oil photography
"Nous sommes entré dans une nouvelle ère géologique: l'anthropocène. Pour la 1ère fois dans l'histoire de la Terre, l'anthrôpos, l'homme - est devenu la force géophysique qui modifie le plus la planète." Bruno Latour
La série Post-oil photography nous interpelle avec ironie et poésie sur la question des ressources et des déchets en confrontant des images de paysages avec dives résidus industriels.
Ces koans visuels, réalisés dans un esprit ludique et de dérision s'appuient sur des figures d'analogie et de paradoxe pour tenter d'éveiller le regardeur aux contradictions d'une société à la fois consciente des enjeux environnementaux et impuissante à agir.
château borély
Les photographies utilisées dans cette série proviennent de l'étude d'une commande passée par la Fondation Regards de Provence à l'artiste dans les années 2000. Période où la Fondation était basée au Château Borély à Marseille.
Des photos du château et du parc sont hybridées avec des fragments de matières provenant des chantiers de rénovation menés par l'artiste dans son atelier depuis le début des années 2000.
Château Borély 1 et 2, 2017, chaux fixée sur aluminium composite et bois, impressions numériques contrecollées sur aluminium composite, 23x48x8,5cm et 30x90cm.
Château Borely (études), 2014-2016, fragments de matériaux récupérés, photographies argentiques, dimensions variables (accrochage en constellation).
Pierre de Libertat encerclé, 2015, pièces métalliques tranchées (tire-fond, cheville, clou), photographie argentique sur aluminium composite, 10x15x1cm.
Colonnade 1 (étude), 2014, objets tranchées (tube de cuivre, bâton de colle, pile électrique), impression numérique contrecollée sur carton plume, 15x21x2,5cm.
Sans titre, 2015, aluminium composite plié, photographie argentique sur aluminium composite, 14x13x4cm.
Colonnade 2, 2015, échantillon de terre cuite, photographies argentiques, 10x31x2,5cm.
Sans titre, 2015, laine de lin, carreau de céramique, photographie argentique sur aluminium composite, 14,5x24,5x2cm
Fenêtres sur cour, 2016, aluminium composite plié, grillage plastique, cadre de diapositive, gazon artificiel, disque de fermacell, vis, photographie argentique sur aluminium composite, 15x22x3,5cm.
philippe domergue



























